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Le
second Programme de Maîtrise des Pollutions
d'Origine Agricole
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Présentation générale
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Approche
géographique
Dans un souci d’efficacité
environnementale, la logique géographique a été retenue : tous les
élevages situés dans des Zones d’Actions Prioritaires (ZAP) peuvent accéder
au programme.
Nouveauté :
le projet agronomique
Son objectif : accompagner l’éleveur
dans une démarche d’amélioration de ses pratiques agricoles, et notamment
dans la conduite de la fertilisation. Il conditionne à la fois l’éligibilité
au programme et le versement du solde des aides.
Rapidité
et priorité !
Les conditions de reprise du programme
imposées par Bruxelles :
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Tous les élevages volontaires et éligibles ont du se
déclarer avant le 31/12/2002.
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En Zones Vulnérables, le programme se terminera fin 2006.
Au-delà, le taux de subvention de 60 % ne sera plus autorisé
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| Respect des
prescriptions minimales Directive nitrates |
Déclaration
d’intention
d’engagement |
Réalisation de
l’étude préalable
et du Dexel |
Dépôt du projet (bâtiment et projet
agronomique) |
Contrat –
engagement
financier attribué |
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La priorité aux Zones Vulnérables
(ZV)
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Un zonage est arrêté par le Préfet de
Région après concertation avec les instances régionales, départementales,
consultation des acteurs et avis du conseil d’administration de l’Agence de
l’Eau.
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Il concerne
des zones de pollution avérée : les Zones Vulnérables (Zones d’Actions
Prioritaires minimales), auxquelles peuvent s’ajouter d’autres zones
à risque de pollution des eaux ( nitrates > 40 mg/l ou > 30 mg/l et
en augmentation, risque d’eutrophisation (phosphore), risque
bactériologique ou organique).
La proposition
de zonage du Préfet est faite en fonction des possibilités financières.
En Normandie, seules quelques zones de la Manche en dehors des zones
vulnérables ont été classées en ZAP en décembre 2002.
L’objectif est d’accélérer la mise
en place de la Directive Nitrates : PMPOA et zone vulnérable sont
liés. |
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Zones Prioritaires en
Normandie
(depuis le 28/02/2003)

n Zones
vulnérables (ZV)
n Zones d’Actions
Prioritaires hors ZV
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La Commission
européenne a demandé qu’au niveau national, 80 % des subventions soient
attribués en zone vulnérable. |
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Pour être
éligibles, les élevages de la zone vulnérable doivent respecter les
prescriptions minimales de la Directive nitrates : |
-
apports d’azote issus des effluents limités à 170
kg/ha/an de S.A.U. épandable,
-
tenue d’un cahier d’épandage,
-
élaboration d’un plan prévisionnel de fumure azotée.
Après 2006, aucun arrêté d’attribution d’aides
ne sera accordé en zone vulnérable (date butoir de dépôt des demandes de
subvention fixée par le Guichet Unique).
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Après cette date,
les éleveurs qui ne respectent pas la Directive nitrates et qui ne s’engagent
pas dans le programme*, ne pourront pas bénéficier des autres aides publiques
à l’investissement (CTE, CAD, prêts bonifiés…). |
* Pour faire un autre type de demande d’aide à l’investissement :
engagement dans le PMPOA attesté jusqu ‘au 31/12/2006 par la
déclaration d’intention et à partir du 01/01/2007 par la décision
attributive d’aide
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Les
élevages éligibles selon leur taille sur tout le territoire :
- Elevages soumis à autorisation au titre des
installations classées.
- Elevages bovins de plus de 90 UGB au
31/12/2000 ou de plus de 70 UGB pour les jeunes agriculteurs, soumis
à déclaration au titre des Installations Classées.
- Elevages multi-espèces, soumis pour une
espèce à la réglementation Installations Classées ou dont la
somme des quotients effectifs/seuils est supérieure ou égale à 1
au 31/12/2000.
Les
effectifs éligibles :
- Référence : effectifs au moment du
diagnostic plafonnés par les effectifs de présence des animaux en
2000.
- Sans dépasser les capacités de logement et
les effectifs du récépissé de déclaration ou l’arrêté d’autorisation
dans le cas des Installations Classées.
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Les financements
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Le taux de subvention ne dépasse pas 60 % du montant
des investissements éligibles réparti entre la part
Etat-Collectivités (30 %) et la part Agence de l’Eau (30 %). |
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Au niveau national, seuls 20 % des financements sont
attribués hors zones vulnérables (c’est à dire en ZAP hors ZV ou
éligibles selon leur taille). |
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Il n’y a plus qu’une seule décision d’attribution
d’aides (projet et travaux). |
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Les études sont subventionnées à 100 % dans la limite
de plafonds définis. |
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Des aides revues à la baisse…
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La prise en charge des travaux montre une tendance à la
baisse allant de 20 à 30 %. |
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Taux d’aide de 60 % du montant des travaux éligibles
dans la limite des coûts plafonds, revus à la baisse pour certains. |
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Taux d’aide limité à 40 % pour certains types de
travaux, jugés comme ayant peu d’impact sur l’environnement
(ex : matériel d’homogénéisation du lisier). |
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Non prise en compte des premiers 45 jours de stockage
(ou 4 mois réglementaires pour les Installations Classées) |
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Des dispositions techniques plus exigeantes…
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Le projet agronomique
Il apparaît comme le garant de la
crédibilité environnementale du programme. Sur les terres exploitées ou mises
à disposition, il comporte :
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Des
prescriptions
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Les
indicateurs agronomiques suivis au cours
du projet PMPOA
. Pression d’azote
issu des effluents sur la surface de référence
Directive Nitrates
. Pression d’azote minéral par ha de
SAU
. Balance globale azotée après apport
d’azote minéral par ha de
SAU
. Pourcentage de sols nus à l’automne
par rapport à la SAU
. Surface annuellement épandue (dont
maïs, céréales et prairies) |
Des
indicateurs de risque qui sont renseignés à différentes étapes du
projet (étude préalable, avant et après la réalisation des travaux). Leur
évolution entre l’étude préalable et la fin du projet doit montrer une
amélioration des pratiques agricoles. Ils seront comparés à des valeurs
‘objectifs’ définies localement.
Le projet bâtiment au service de l’agronomie
Révision des références de stockage des déjections
pour les bovins, caprins, ovins et équins : pour déterminer les
durées de stockage, la capacité agronomique (adéquation entre le
calendrier de production et d’utilisation agronomique des effluents) est
comparée à la capacité minimale réglementaire (45 j, 4 ou 6 mois).
De nouvelles estimations de rejet pour les bovins : Certaines
références de rejet azoté ont été révisées.
Délai de réalisation des travaux
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Objectifs de résultats et contrôles
renforcés
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Le solde des aides est notamment conditionné
par la conformité des travaux, le respect des prescriptions Directive Nitrate,
la réalisation du projet agronomique et l’amélioration des pratiques.
Dans un contexte d’objectifs de résultats, les contrôles
seront renforcés aux différentes étapes de la procédure. Le respect de la
Directive Nitrates et de la réglementation Installations Classées sera
particulièrement vérifié.
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Un dispositif qui évolue dans le cadre de la
démarche nationale de simplification
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Fin 2002, un comité national de simplification est mis en place. Une concertation avec la profession agricole est relancée et
plusieurs aménagements sont apportés au programme : allègement du dossier administratif, réduction du nombre d’indicateurs agronomiques
à 5, validation de dispositifs de traitement des effluents peu chargés (filtre à paille et bassin tampon de sédimentation), 2 acomptes
possibles, modifications des modalités de réalisation des dossiers, mise en place d’un diagnostic simplifié et d’une pré-étude remboursée
quel que soit le choix de l’éleveur sur les suites données à son projet. Des modifications ont été encore apportées en 2004. |
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A l’initiative du Préfet de région, la
Haute-Normandie est une région pilote pour mettre en place des
simplifications supplémentaires (forfaits sur certains travaux …).
Après un arrêté préfectoral signé le 27/11/2003, les échanges avec
la profession agricole continuent. |
L’implication des Chambres d’Agriculture
dans l’accompagnement des agriculteurs
Durant l’année 2003, les Chambres d’Agriculture ont
continué l’information sur le 2nd programme et ses échéances,
ont proposé des journées d’information des éleveurs sur le déroulement d’un
projet, des journées de formation, des outils d'accompagnement par le projet
agronomique…
Les Chambres départementales réalisent, au sein des
services bâtiments, des dexels et projets à la demande des agriculteurs.
Les résultats concernant les déclarations d’intention
d’engagement témoignent de la mobilisation des agriculteurs normands
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Elevages |
Calvados |
Manche |
Orne |
Basse-Normandie |
Eure |
Seine-M. |
Haute-Normandie
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Normandie |
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DIE reçues |
3 300 |
5 200 |
2 990 |
11 490 |
1 500 |
3 400 |
4 900 |
16 390 |
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DIE recevables |
2 700 |
2 818 (certaines DIE
isolées par la DDA) |
2 204 |
7 722 |
1500 |
3400 |
4 900 |
12 622 |
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DIE recevables en Zones Vulnérables |
2 100 |
2 166 |
2 001 |
6 267 |
1500 |
3400 |
4 900 |
11 167 |
Avancement du PMPOA II fin 2003
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14 |
50 |
61 |
27 |
76 |
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Dexels autorisés |
503 |
681 |
Tous (2201) |
117 |
250 |
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Remarques sur les dexels |
Autorisation pour les éleveurs ayant indiqué la date
de 2002 - 2003 |
Autorisation pour les éleveurs ayant indiqué la date
de 2002 - 2003 |
Toutes les DIE recevables ont un dexel autorisé |
Déblocage du dexel à l’initiative de l’éleveur |
Déblocage du dexel à l’initiative de l’éleveur |
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Dossiers déposés |
74 |
263 |
79 |
66 |
155 |
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Dossiers validés |
47 |
228 |
73 |
40 |
155 |
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Travaux réceptionnés |
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12 |
3 |
0 |
5 à 10 |
Nombre d’exploitations engagées dans le
PMPOA II fin 2003
| DIE déposées et recevables |
12 600 exploitations |
| Projets déposés |
637 exploitations |
| Projets validés |
543 exploitations |
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