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La lutte contre l'érosion et le
ruissellement
Les
solutions agronomiques
Les agriculteurs essayent d'améliorer la capacité
d'infiltration des sols et freiner le ruissellement en ayant recours à des
pratiques agronomiques adaptées (travail du sol favorisant l'infiltration de
l'eau, déchaumage grossier, enrichissement des teneurs en matières organiques,
implantation de cultures intermédiaires, sens de travail du sol, etc). Une
bonne gestion des parcelles agricoles ou une gestion adaptée du parcellaire et
des successions culturales peut permettre de maîtriser les ruissellements en
situation de pluviométrie moyenne.
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La couverture des
sols en est un exemple parfait et la mobilisation importante des
agriculteurs normands montre la volonté de limiter au maximum le
ruissellement causé par certaines pratiques culturales.
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La lutte contre l'érosion et le ruissellement se fait
aussi en limitant la battance sur les parcelles. Pour cela, les chambres
départementales organisent des journées de découverte de travail du sol,
de désherbage mécanique…
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Certains Conseils Généraux financent une partie du
matériel aidant à l'aération du sol (semoir en bandes fraisées,
crosskillettes en localisé, semoir de ray grass sous couvert de maïs…).
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Source : CA 27
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Zoom
sur...
les expérimentations
sur les pratiques culturales en lien avec la maîtrise du ruissellement et de
l'érosion des sols.
Actuellement, la Haute-Normandie est la deuxième région
française (derrière le Nord-Pas-de-Calais) en terme de nombre de coulées de
boue par 100 km². Sur le plan agricole, le travail de maîtrise des
ruissellements nécessite l'acquisition de références sur les pratiques
culturales. Aussi, un groupe haut-normand s'est constitué en 2000 afin de
définir scientifiquement les meilleures pratiques permettant de préserver une
infiltration dans les sols et de limiter la naissance des ruissellements sans
modifier les types de production, ni alourdir les charges d'exploitation. Les
Chambres d'Agriculture de l'Eure et de la Seine-Maritime ont mis en place des
dispositifs de mesure du ruissellement grâce à du matériel progressivement
mis au point avec l'INRA.

Source : CA 76
Le groupe a également pu bénéficier de l'expérience de
l'Association Régionale pour l'Etude et l'Amélioration des Sols (AREAS).
Après une phase de calage terrain, le matériel est aujourd'hui opérationnel
et une licence INRA a été déposée. L'Institut Technique de la Betterave
(ITB) puis l'Association Régionale des Planteurs de Pomme de Terre de
Haute-Normandie (ARPTHN) sont venus enrichir les compétences du groupe sur deux
cultures spécifiques : la betterave et la pomme de terre. En 2004, ce groupe
s'est élargi à la Picardie avec Somme Espace Agronomie (SOMEA) qui apporte ses
compétences en analyses des profils culturaux.
Principaux résultats
Les experts ont comparé une interculture sans travail du sol
avec des techniques de déchaumage plus ou moins poussées et avec
l'implantation d'un couvert végétal. Ces essais ont montré qu'"un
travail minimum pour redonner de la rugosité et de la porosité au sol était
intéressant, à condition de ne pas trop l'affiner". Ils ont surtout
permis de constater qu'avec une culture intermédiaire, la quantité d'eau
ruisselée était dix fois moindre. Depuis quelques années, l'accent est mis
sur les cultures elles-mêmes, au moment de l'implantation ou pendant la
période de végétation. Ainsi, à la sortie de l'hiver, l'effet du passage
d'une houe rotative pour "décroûter" le sol a été testé sur
céréales. Les mesures sont nombreuses : états de surface, profil de sol,
quantités d'eau ruisselées, rendements… Les coûts de ces techniques et le
temps de travail nécessaire sont aussi évalués. Les résultats des
expérimentations servent de base aux messages techniques diffusés par la
Chambre d'Agriculture et les syndicats de bassins versants.
Les
solutions hydrauliques
Dans les situations de pluviométrie extrêmes, les
mesures agronomiques ne suffisent pas toujours et une action complémentaire
par des aménagements hydrauliques s'impose. Ces aménagements sont placés
le plus en amont possible des phénomènes d'érosion et de ruissellement et
permettent de freiner l'infiltration, canaliser et stocker l'eau
excédentaire (haies, bandes enherbées, fossés, diguettes, bassins de
rétention).
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Le Conseil Général de Seine-Maritime anime deux pôles
"haies" et "mare", avec des financements pour les actions
menées.
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Le programme régional de développement rural (PRDR) comporte
une partie "protéger les sols" et finance les créations de petits
ouvrages (mares, fossés, fascine, talus, chenal enherbé…)
Zoom
sur...
la
communication
Extrait de la fiche érosion/ruissellement pour les céréales et le colza

Source : CA 27
Zoom
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la
communication : fiches érosion
Les
Chambres d'agriculture de Haute-Normandie ont réalisé, en partenariat avec
l'Association régionale pour l'étude et l'amélioration des sols (AREAS), des
fiches présentant des pratiques et des techniques permettant de lutter contre
le ruissellement et l'érosion (action menée avec l'appui de la Région, des
Conseils généraux et de l'Agence de l'eau Seine-Normandie). On peut par
exemple citer :
- les techniques culturales sans labour,
- l'organisation du parcellaire,
- le rôle de la haie…
Source : site CA 76
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