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Note de conjoncture trimestrielle de l'ensemble
des marchés agricoles |
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MARCHES DES CHARGES
Juillet 2011
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Engrais : : toujours la hausse |
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Les prix des engrais restent tendus. La hausse des céréales et oléagineux, dont ils sont un intrant essentiel, tend en effet à se transmettre systématiquement au prix des engrais depuis fin 2007. La hausse des céréales entretient la hausse de la demande en engrais, notamment en Asie et dans les pays émergeants.
L’autre élément moteur, pour les engrais azotés, est le prix de l’énergie (gaz), encore très haussier jusqu’en avril. Ce facteur a donc induit une augmentation des coûts de fabrication. Le tassement du prix du gaz depuis mai se répercutera au mieux le mois prochain –ou pas du tout, si les prix végétaux continuent de tirer fortement à la hausse.
Toujours est-il qu’en juin, les derniers relevés de prix au producteur indiquent que la hausse ne faiblit pas.
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Tourteaux : détente depuis 6 mois |
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Tourteau de soja :
les prix des tourteaux de soja poursuivent leur érosion. De janvier à juillet, ils ont perdu 60 euros et passent sous les 300 euros au départ des ports, un niveau de prix inconnu depuis plus de 2 ans. Cette baisse semble conjoncturelle, liée aux bonnes récoltes en Amérique du Sud et au tassement des importations chinoises.
Une prévision pour les mois à venir semble très difficile, tant les facteurs d’incertitudes sont nombreux.
Tourteau de colza :
le cours a suivi le tourteau de soja dans sa détente. Les craintes sur le volume de récolte ont stimulé les prix en juin mais la détente reprend début juillet et rend à nouveau le rapport de prix intéressant pour remplacer le soja.
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Fuel : le prix fait une pause |
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La hausse du pétrole, qui avait été continue depuis début 2009, semble hésitante depuis mai 2011.
Le baril vaut en juin 115 $/baril soit 79.4 €, très proche du niveau de mars dernier. Mais le mois d’avril à 123 $ avait pu suggérer que la hausse s’accélérait, ce qui ne semble pas se confirme dans l’immédiat.
Les doutes sur la vigueur de la reprise économique ont pu modérer le mouvement, mais un niveau de 120 $ est pronostiqué pour la fin de l’année. Un fléchissement significatif ne semble donc pas probable.
Le prix du fioul répercute de près très fidèlement les variations du baril (en €), les taxes pesant pour moins de 10 %.
Sur le moyen terme la perspective d’un épuisement de la ressource pétrolière reste très présente : l’Agence Internationale de l’Energie vient d’admettre que la production pétrolière mondiale est arrivée à son maximum, et la banque HSBC vient de publier un rapport annonçant la fin des réserves pour 2050.
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