Note de conjoncture trimestrielle de l'ensemble des marchés agricoles

Sommaire Note de conjoncture

MARCHES DES CEREALES

Juillet 2011

Blé tendre : Marché à la baisse, pour le moment

Les cours du blé s’inscrivent à la baisse depuis fin mai et le rendu Rouen se replie début juillet en dessous des 200 €/t, dans le sillage du marché à terme américain. Le retour des pluies sur les grandes régions céréalières européennes (et des Etats-Unis) et les liquidations effectuées sur les marchés de matières premières agricoles incitent à la baisse.
La France aborde la prochaine campagne avec des silos vidés par l’exportation sur pays tiers (68% des exportations européennes). Le stock de report est prévu à 2.1 Mt, soit un niveau très bas. La récolte 2011 devrait être faible, estimée à 30.9 Mt.
Le marché mondial sera lui aussi bouleversé avec le retour à l’exportation de la Russie et des pays de la Mer Noire. La concurrence sur le marché international s’annonce très forte, d’autant plus que le bilan mondial ne sera pas équilibré (stock report à la baisse et hausse de la demande, notamment pour l’alimentation animale).

 Orge : Un marché en attente…

En orge de mouture, les premières cotations de la récolte 2011 s’affichent à la baisse autour de 180 €/t, suivant le mouvement général des céréales. Cependant la prévision d’une récolte faible (la sécheresse ayant impacté le potentiel de rendement) devrait modifier la physionomie du marché pour la prochaine campagne : l’orge devrait être moins exportée et moins utilisée en alimentation animale en raison de l’absence de stocks d’intervention et de stocks de report faibles.
En orge de brasserie, les premières cotations s’affichent autour de 258 €/t. Les cours se sont détendus, mais moins qu’en blé, du fait d’un bilan prévisionnel très serré. Le marché est peu actif, dans l’attente de plus d’informations sur le plan des volumes et des teneurs en protéines.

  Maïs : Cours baissiers et marché inerte

Depuis fin mai, le maïs poursuite la tendance baissière impulsée par le blé, mais dans une moindre ampleur. A mi-juillet les cours du maïs s’élevaient à 224 €/t (rendu Bordeaux). La demande est bien présente en Europe pour l’amidonnerie (Nord communautaire) et pour les fabricants d’aliments du bétail (petits volumes), mais les vendeurs ont déserté le marché suite à la baisse des cours. Le stock de report estimé en France est copieux, autour de 2.68 Mt. Des semis de maïs en dérobé sur des surfaces significatives pourront aussi être envisagés. Cependant les transferts entre grain et fourrage seront très importants.
Au niveau mondial, la production estimée reste bien inférieure à la consommation, le marché garde un potentiel de hausse compte tenu du bilan américain qui risque d’être très serré (semis difficiles, pluie…).

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