PAC : Aide aux ovins (AO) et caprins (AC) - 2010

Éligibilité des demandeurs

Sont éligibles à l’aide aux ovins (AO) et caprins (AC) :

avec une majoration possible, pour les demandeurs répondant aux engagements suivants :

Ce qui est abrogé :
l’accès à l’aide n’est plus soumise à l’obtention d’un " droit à prime ",
il n’y a plus de distinction entre les cheptels à orientation viande et lait.

Eligibilité des animaux

Transfert d’éligibilité : Dans le cas du remplacement d’une brebis ou d’une chèvre engagée, l’agnelle ou la chevrette âgée de moins d’un an peut devenir éligible dès lors qu’elle est née avant le 31 Décembre de l’exercice précédent et qu’elle a été identifiée dans les 7 jours qui ont suivi sa naissance – cf. carnet de mises-bas. Ce remplacement d’animaux ne peut en aucun cas dépasser 20% de l’effectif éligible. Il fait l’objet d’une déclaration spécifique. cf. "mouvement d’animaux "

Engagement du bénéficiaire

Gestion des droits à prime

La disposition relative à la gestion de droits à prime est abrogée.

Où ? Quand ? Comment ?

La période de "dépôt" des demandes est fixée du 1er Janvier au 1er février de l’année en cours (la date prise en compte est celle de l'arrivée de la demande en DDT).
Au delà de cette date de réception, le demandeur se verra appliquer un taux de réduction, et au delà du 27 Février toute demande sera irrecevable.

Se préparer aux contrôles

Les contrôles sur place seront effectués, de manière inopinée, sur 10 % des exploitations présentant une demande d'aide. Concernant la prime ovine, seront contrôlés :

des contrôles terrain peuvent aussi survenir au tire de la conditionnalité des aides.

Montants et dates des paiements

Aide à la brebis ou à la Chèvre

 21.0 €

Majoration d’aide

3.0 €

Le montant de l’Aide de base à la Brebis (AO) est de 21 Euros par femelle éligible.
Si les demandes dépassent le budget national disponible, un coefficient stabilisateur peut alors être appliqué sur l’Aide de base, et la majoration est égale à 3 Euros.
A contrario, s’il y a une sous-demande de l’Aide de base, son montant est de 21 Euros et la majoration réajustée au delà de 3 Euros.
Le montant de l’Aide de base à la Chèvre (AC) est également de 21 Euros par femelle éligible. En fait, son montant exact sera déterminé en fin d’exercice en tenant compte de l’effectif total de femelles éligibles. La majoration sera quand à elle fixe et d’un montant de 3 Euros.
Il est institué un plafond de 400 caprins par exploitation, avec transparence pour les GAEC. (selon les parts PAC)
Le montant définitif sera donc égal à : enveloppe nationale (10 millions €) , réduite de l’enveloppe pour majoration ( nb chèvres éligibles x 3€ ) , divisée par l’effectif éligible.
En 2010, un taux de modulation de 8 % s'applique à toutes les aides directes (animales et surfaces) versées, au delà des 5 000 € (voir chapitre modulation des aides).
Le paiement des aides est effectué par l'Agence de Service et de Paiement (ASP) en une seule fois entre le 1er décembre 2010 et le 30 juin 2011.

Bilan de Santé de la PAC

Les aides " Prime à la Brebis " et " Prime Supplémentaire " sont désormais totalement et intégrées aux DPU à hauteur de 87.5 % de la référence de l’éleveur.
Pour ceux en ayant fait la demande, une revalorisation supplémentaire de 5.30 € par brebis primée a pu être portée au crédit des DPU en fin 2009.
Ce dispositif national fait partie du plan de relance de la filière ovine annoncé par Ministre de l’agriculture fin 2008.

Dans le cas d'une cession-reprise, le repreneur peut disposer des droits à prime du cédant, si et seulement si, il reprend le cheptel correspondant aux droits repris, les bâtiments d'exploitation et, l'intégralité de la surface détenue par le cédant. Une tolérance de non-reprise d'un hectare est toutefois admise.

La surface de l'exploitation reprise ne peut avoir été réduite de plus de 15 %, dans les trois ans ou de plus de 50 %, dans les six ans précédant la cession-reprise.

Si l'éleveur dispose de moins de droits à prime que de brebis éligibles, l'éleveur peut demander à bénéficier, dans la mesure des disponibilités, de droits temporaires de la réserve départementale. Les droits temporaires n'étant acquis que pour un an, il est conseillé de déposer, une demande d'attribution de droits définitifs pour la prochaine campagne. Ces droits peuvent être gratuits ou payants (1 € par droit).

Un producteur doit utiliser au moins 90 % de ses droits PB, sinon la partie non-utilisée est reprise et est versée à la réserve départementale, sauf pour les cas suivants:

Dans ces cas les droits ne seront repris qu’après deux années consécutives de non-utilisation d’au moins 90 % des droits à prime attribués.

L'éleveur a la possibilité d’en prêter une partie au cours de la campagne où ils ne sont pas utilisés. Toutefois, ce prêt n'est pas possible si le producteur a reçu des droits gratuits depuis moins de trois ans. Par ailleurs, le prêt temporaire ne peut se répéter plus de trois campagnes consécutives, sur une période de 5 ans.

Où ? Quand ? Comment ?

Les demandes de prime PB et de droits temporaires doivent être retournées directement à la DDAF/DDEA du département du siège de l'exploitation.
La période de "dépôt" des demandes est fixée du 2 février 2009 inclus (la date prise en compte est celle de l'arrivée de la demande en DEAF/DDAF).

Se préparer aux contrôles

Les contrôles sur place seront effectués, de manière inopinée, sur 10 % des exploitations présentant une demande d'aide. Concernant la PB, seront contrôlés :

Montants et dates des paiements

 Prime à la brebis orientation viande       10,5 €
 Prime à la brebis orientation lait 8,4 €
 Prime supplémentaire 3,5 €

En 2009, un taux de modulation de 7 % s'applique à toutes les aides directes (animales et surfaces) versées, au delà des 5 000 € (voir chapitre modulation des aides).
Le paiement des PB est effectué par l'Agence de Service et de Paiement (ASP) en une seule fois entre le 1er décembre 2009 et fin juin 2010.

Bilan de Santé de la PAC

En 2010, les actuelles primes à la brebis seront supprimées (découplage total) et remplacées par un dispositif d’aide à la tête avec des montants plus importants.
Les éleveurs éligibles à la PB bénéficient dès 2009 d’une revalorisation de leur DPU, selon une dotation globale équivalente à 6 € / brebis primée. Ce dispositif national fait partie du plan de relance de la filière ovine annoncé par Ministre de l’agriculture fin 2008.

  

Réalisé par les Chambres d'Agriculture de Normandie :
Normandie : M. Lafont, Calvados : J. Daurios, Manche : J.C. Dorenlor, Orne : G. Fortin, Eure : M. Michaud, Seine-Maritime : P. Fremont.

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