Le linles légumes

  Les débouchés non alimentaires en Normandie

 Des valorisations qui ne datent pas d'hier...

L'une des principales missions de l'agriculture est la production de produits (animaux et végétaux) destinés à l'alimentation (animale et humaine). Cependant, la valorisation non alimentaire des matières premières agricoles acquiert de plus en plus de poids, bien que ces utilisations ne soient pas récentes. Depuis longtemps déjà, la biomasse végétale a été utilisée à des fins non alimentaires. Les valorisations traditionnelles que sont les papiers (à base de produits d'amidonnerie et de fibres végétales), les fibres naturelles textiles (lin, chanvre), les médicaments, produits cosmétiques et parfums (à base de plantes aromatiques, médicinales et à parfum), le chauffage, l'ameublement et la construction (haie bocagère, bois) sont maintenant rejointes par de nouveaux débouchés émergents.

 ...mais de nouveaux débouchés se développent

Depuis quelques années, les perspectives de débouchés "non alimentaires" s'élargissent et leur intérêt est croissant. Les secteurs concernés sont nombreux : biomolécules / agrochimie, biomatériaux ou bioénergies, tous produits à partir de matières premières agricoles diverses (céréales, oléagineux, betteraves, lin, pommes de terre…).L'utilisation de matières premières renouvelables d'origine agricole pour la fabrication de bioproduits dans les domaines de l'énergie, de la chimie, des matériaux correspond à une double nécessité : offrir une alternative aux ressources fossiles et répondre aux intérêts environnementaux actuels (lutte contre l'effet de serre, réduction des pollutions).

 

Biocarburants, biocombustibles (bioéthanol, biodiesel, huiles végétales, bois, céréales…)
3 - Bioénergie 

 1-Biomolécules / agrochimie
Tensioactifs, biolubrifiants, agro-solvants pour les produits d'entretien et de nettoyage, huiles pour moteurs, encres d'imprimerie, produits cosmétiques et de nettoyage...

2-Biomatériaux / agromatériaux 
Construction, sacs et films plastiques, emballages, isolation, renfort de portières automobiles, planches de surf, matériaux composites...

 Deux filières de biocarburants

La promotion des biocarburants est largement mise en avant depuis l'adhésion de l'Union européenne au protocole de Kyoto. Un cadre réglementaire européen fixe des objectifs d'incorporation (directive européenne 2003/30/CE) : la consommation de biocarburants doit représenter 5,75 % de la teneur énergétique de la consommation de carburants classiques en 2010. Par ailleurs, la directive sur la taxation de l'énergie (directive européenne 2003/96/CE) autorise les Etats membres à mettre en place des mesures de réduction ou d'exonération fiscale sur les biocarburants pour encourager leur utilisation. Les objectifs fixés sont seulement indicatifs, le développement des biocarburants dépend largement des politiques nationales mises en place et des stratégies des acteurs économiques.
Le Gouvernement français s'est engagé à développer les bioénergies et plus particulièrement les biocarburants, notamment à travers le plan Climat 2004 et la loi sur l'énergie avec le plan Biocarburants. Les engagements sont ambitieux : atteindre 10 % d'incorporation des biocarburants en 2015 (5,75 % en 2008, 6,25 % en 2009 et 7 % en 2010), créer des usines de nouvelle génération et, au niveau environnemental, économiser plusieurs millions de tonnes de CO2. Les volumes d'agréments attribués doivent permettre d'atteindre ces objectifs.
En France, un dispositif incitatif a été mis en place pour faciliter l'incorporation des biocarburants dans les carburants fossiles :

- défiscalisation partielle par réduction de la taxe intérieure à la consommation (TIC, ex TIPP) pour des volumes soumis à agrément accordés aux unités de production après appel d'offre,

- majoration de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) à payer par les distributeurs qui n'atteignent pas les objectifs annuels d'incorporation. Un distributeur qui incorpore des biocarburants à hauteur de l'objectif national annuel ne paiera pas la TGAP.La France est l'un des rares pays à avoir développé conjointement deux filières de production de biocarburants : l'éthanol et le biodiesel. Cependant, le développement de la filière biodiesel est plus important qui celui de la filière bioéthanol, ceci s'explique notamment par la part plus importante du parc de véhicules diesel en France.

L'implantation des pompes Flex Fuel d'E85 s'est faite moins vite que prévu. Fin février 2009, la France ne comptait que 308 pompes équipées pour une flotte de 6 250 véhicules Flex Fuel.Depuis avril 2009, le biocarburant E10 a fait son apparition dans les stations-service françaises. Composé de 10 % d'éthanol et 90 % d'essence sans plomb 95, l'E10 vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Presque toutes les voitures immatriculées après 2000 acceptent l'E10. Pour remplir les objectifs gouvernementaux en termes de biocarburants, l'E10 devrait en théorie représenter 80 % des ventes d'essence en 2009 et 100 % en 2010. Le sans plomb 95 devrait progressivement disparaître au profit de l'E10.
 

En France, des biocarburants à faible taux d'incorporation sont déjà mis à disposition des consommateurs à la pompe, sans indication spécifique. Certains distributeurs proposent également des pompes Diester : dans ce cas, le carburant diesel comprend 5 % de biodiesel. Il est compatible, sans aucun risque, avec tous les véhicules diesel.

Les recherches sur les biocarburants de 2e génération, produits à partir d'algues, de cultures dédiées (en utilisant la biomasse ligno-cellulosique de plantes annuelles ou pérennes) ou de résidus ou co-produits agricoles, forestiers ou industriels (pailles, copeaux de bois) se développent, limitant ainsi, à terme, la concurrence des surfaces entre débouchés alimentaires et non alimentaires. Les procédés de fabrication des biocarburants de 2e génération étant encore à l'étude, leur diffusion massive dans l'industrie n'est pas envisagée avant 2015-2020. 

Un développement programmé par les biocarburants

Le développement des filières biocarburants est étroitement lié à des décisions politiques. Le taux d'incorporation des biocarburants dans les carburants fossiles varie en fonction des pays et des réglementations. La filière des biocarburants est très encadrée, les volumes agréés, soumis à une défiscalisation, sont régulés par les Pouvoirs publics qui délivrent des autorisations de production aux usines candidates, suivant une procédure d'appels d'offre.La France souhaite aller au-delà de la Directive européenne pour les taux d'incorporation de biocarburants dans l'essence et le gazole, avec pour objectif : 5,75 % de biocarburants dès 2008, 7 % en 2010, 10 % en 2015. La demande des pétroliers s'intensifie (notamment en graines d'oléagineux pour la filière biodiesel), allant au-delà des surfaces en jachère disponibles.Ce développement de la production de biocarburants s'accompagne de l'augmentation des capacités de production des usines existantes et de la construction de nouvelles unités. Le choix d'implantation de ces nouvelles usines privilégie la localisation près des zones de production des matières premières, l'accès aux raffineries et aux dépôts pétroliers ainsi que la possibilité d'utiliser les transports par voie fluviale, maritime ou ferroviaire.

   Huile végétale pure : une utilisation limitée

La Loi d'Orientation Agricole de 2006 a permis de réaliser des avancées réglementaires en matière de biocarburants produits à la ferme. Depuis 2006, les agriculteurs producteurs de graines d'oléagineux peuvent utiliser l'huile végétale pure (HVP) comme carburant agricole (en 2006, cet acte était exclusivement réservé aux exploitants ayant produit les plantes fournissant les graines dont l'huile est issue, soit par pressage direct sur leur exploitation, soit par l'intermédiaire d'une CUMA). Cette HVP est exonérée de la Taxe intérieure de consommation (TIC). Depuis 2007, les agriculteurs producteurs de graines d'oléagineux peuvent également vendre l'HVP en tant que carburant agricole à d'autres agriculteurs n'ayant pas produit les graines (avec exonération de TIC) ou pour l'avitaillement des navires de pêche professionnels (avec exonération de TIC et de TVA). Il n'y a pas d'ouverture pour l'HVP au marché des carburants automobiles ou aux flottes de bus ou de camions.
Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2007, les collectivités locales peuvent également utiliser, à titre expérimental, des huiles végétales pures dans leurs véhicules (hors transport de passagers), sous réserve de signer des protocoles avec l'Etat. Ces protocoles doivent préciser les obligations de suivi des véhicules et de contrôles réguliers demandés aux utilisateurs. Les agriculteurs fournisseurs d'HVP sont retenus par appel d'offre, selon le code des marchés publics.

En Normandie, plusieurs CUMA ont investi dans des unités fixes ou semi-mobiles de pressage de graines de colza et de filtration d'huile végétale pure. Plusieurs expériences sont en cours afin de produire des référence et fiabiliser la filière. Outre la valorisation de l'huile comme biocarburant agricole ou comme biocombustible, les éleveurs peuvent valoriser le tourteau issu du pressage des graines dans l'alimentation de leurs animaux. La rentabilité économique de ces filières dépend fortement de l'évolution du cours des graines et du prix du fioul.

 Développement des surfaces en Normandie

En 2007, en Normandie, près de 68 000 ha sont consacrés à des cultures industrielles énergétiques, soit 6 % de la SAU régionale en Haute-Normandie et 2 % en Basse-Normandie (ce taux atteint 4 % au niveau national).La Normandie possède sur son territoire plusieurs usines de fabrication de biocarburants :

Par ailleurs, une nouvelle usine de biocarburant produit à partir de graisses animales, alimentaires et végétales est en cours de construction au Havre (76). L'installation devrait être opérationnelle courant 2010.

En France, en 2007, les surfaces totales de cultures industrielles énergétiques couvrent 1,14 million d'ha soit 4 % de la SAU nationale. En Normandie, comme dans le reste de la France, dans un contexte de demande soutenue en productions non alimentaires, notamment pour les biocarburants, la surface totale en cultures industrielles progresse (+ 15 % en Normandie entre 2006 et 2007, soit 9 000 ha supplémentaires). Le colza reste leader des cultures sur jachères industrielles. Les surfaces avec ACE (Aide aux cultures énergétiques) restent encore majoritairement dédiées au colza mais on observe une poussée des céréales et des betteraves.

 Les cultures industrielles en Normandie en 2007

Jachère industrielle   Cultures énergétiques Total cultures industrielles

Récolte 2007 (ha)

 B-Ndie 

 H-Ndie 

 B-Ndie 

 H-Ndie 

 B-Ndie 

 H-Ndie 

 Normandie 

Rappel 2006 Ndie

Surface céréales

45 531 517 2660 562 3191 3753 406

dont blé 

33 438 517 2655 549 3093 3642

321

dont maïs

0

84

0

0

0

84 84

85

Surface oléagineux

13957 27621 6595 14286 20522 41907 62429 55 191

dont colza

13878 27621 6489 14255 20367 41876 62243 55 067

dont tournesol

79 0 76 32 155 32 187

125

Surface betterave

93 158 603 411 696 569 1265 3 023

Surface autre

101 235 103 13 204 248 452 236

Total ha  

14196 28545 7788 17370 21984 45915 67899 58 856
Part dans SAU région 1,0 % 3,5 % 0,6 % 2,1 % 1,6 % 5,6 % 3,1 %

Nombre de dossiers

2563 4018 1323 1930 3886 5948 9834 9 836

Surface moyenne par dossier (ha)

6

7

6 9 6 8 7

6

Source : AUP

Les aides aux cultures énergétiques

 
  • Le gel industriel, mis en place en 1993 suite à la réforme de la PAC et maintenu jusqu'en 2005, permet de cultiver, sur des terres "gelées", des productions non destinées à l'alimentation humaine ou animale, tout en respectant les obligations réglementaires de gel. Les surfaces cultivées ont longtemps été liées au taux de gel obligatoire (généralement 10 % de la surface COP). Les surfaces en jachères industrielles (majoritairement du colza) occupent 1/4 des surfaces de gel. Le 1er janvier 2006, le système des DPU a rendu le taux de gel obligatoire caduque. Pour répondre à leur obligation de gel, les producteurs doivent désormais activer prioritairement et obligatoirement tous les "DPU jachère" qui leur ont été notifiés sur des surfaces en gel. Ils perçoivent le montant du DPU jachère départemental. En France métropolitaine, en 2007, le nombre de DPU jachère s'élèvent à 1,166 million pour 169 367 dossiers. Une fois cette condition remplie, ils peuvent également faire du gel volontaire qui, s'il est établi sur des terres éligibles, donne droit au paiement d'un DPU normal, plus l'aide couplée COP. Les cultures industrielles peuvent être établies sur ces deux types de terres gelées.
      

  • L'aide aux cultures énergétiques (ACE) a été instaurée en 2004. Elle est réservée aux cultures énergétiques (biocarburants, chaleur, électricité) ensemencées sur des terres non gelées. En France métropolitaine, en 2007, les surfaces avec ACE s'élèvent à 716 497 ha (contre 384 770 ha en 2006) pour 52 680 dossiers (45 380 en 2006). Le colza énergétique, valorisé en filière biodiesel, demeure la principale culture des surfaces bénéficiant de l'ACE, devant le tournesol et le blé. Ce dispositif d'aide est maintenu pour l'année 2009.

Ces deux régimes d'aide reposent sur l'établissement préalable d'un contrat avec un collecteur ou un premier transformateur et des déclarations de livraison afin de garantir que les cultures seront transformées en produits énergétiques. En cas d'autoconsommation, la production doit faire l'objet d’une déclaration dans laquelle le producteur s’engage à l’utiliser comme combustible pour chauffer son exploitation agricole, ou à la transformer directement pour la production d’énergie, de biocarburants ou de biogaz.

 Quelques données sur le chanvre…

Au siècle dernier, le chanvre faisait partie des principales fibres textiles disponibles, avec le lin et la laine. Il était également très utilisé dans la marine à voile et les cordages. Avec le développement du coton et des fibres synthétiques, la concurrence s'est renforcée.
Tout comme pour le lin, les débouchés actuels du chanvre papier sont très diversifiés. Les fibres et étoupes sont utilisées pour produire les papiers spéciaux (majorité des débouchés) comme des papiers à lettre haut de gamme, du textile ou pour des usages techniques (isolant, matériaux composites). Actuellement, le chanvre connaît une renaissance dans la construction, pour ses capacités isolantes. En effet, mélangée à de la chaux, la fibre de chanvre se minéralise, le mortier ainsi obtenu possède des caractéristiques intéressantes en isolation phonique et thermique, en robustesse et même pour son comportement vis-à-vis du feu. La plasturgie est également l'un des autres secteurs exploré par la filière : incorporé à des matières plastiques, le chanvre leur confère une meilleure rigidité et une meilleure résistance thermique. Les principaux secteurs utilisateurs sont l'automobile (construction de pièces techniques ou de structure) et l'emballage (palettes plastiques).
La chènevotte (déchet) est valorisée en litière pour animaux (notamment pour les chevaux). Les graines servent pour l'alimentation animale ou pour la production de semences. On peut également en extraire de l'huile qui sert pour la fabrication de cosmétiques.

Aujourd'hui, la France est le 1er producteur de chanvre en Europe, avec près de 7 400 ha en 2008. Le chanvre normand est avant tout cultivé pour les débouchés de ses fibres. Les surfaces cultivées dans la région sont fluctuantes d'une année sur l'autre.En 2008, dans l'Eure, 330 ha de chanvre ont été contractualisés auprès de 64 agriculteurs. 20 ha ont également été contractualisés dans la Manche. Ces surfaces devraient doubler pour la récolte de 2009. Les débouchés sont destinés à alimenter l'entreprise Barrain de la Manche qui a mis au point un procédé d'extrusion de chanvre (mélange de fibres de chanvre et de PVC) pour des produits de menuiserie. Récemment, la société Agrochanvre a été créée pour assurer l'approvisionnement et les relations avec les agriculteurs. Une nouvelle unité de transformation a été construite spécifiquement. Par ailleurs, des essais de cultures de chanvre en production biologique sont également menés dans la région.

  … et sur le colza érucique

Le colza est traditionnellement cultivé pour son huile utilisée pour l’alimentation humaine. Les tourteaux sont destinés à l’alimentation animale. Deux filières non alimentaires se sont développées en Normandie : la filière colza biocarburant (voir précédemment) et la filière colza érucique. L’Union de Coopératives POLLEN (qui regroupe Capseine, Sévépi et Interface), basée à Rouen, est le 1er producteur européen d'huile de colza érucique. La sélection variétale et la production de semences adaptées aux débouchés sont assurés par un partenariat POLLEN-Euralys. Les graines collectées en Normandie sont triturées à l’usine SAIPOL de Dieppe (76). Les ventes s'effectuent principalement en Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas et France.
Le colza érucique est revenu en force en France dans les années 1990 pour répondre au besoin des industries en tant que :

En 2008, POLLEN a contractualisé 12 000 ha de colza érucique. La Haute-Normandie reste la région française leader sur le marché du colza érucique.

  Des nouvelles des entreprises en 2008

Ouest France, 23 juin 2008
Les marchés hebdo, n° 4, 2 avril 2009

Réussir Céréales Grandes cultures, n° 215, juin 2008

La France agricole, 23 janvier 2009

 

Actualités 2008 et perspectives

  • Les Présidents et Chefs de gouvernement de l'UE à 27 ainsi que les députés européens sont parvenus à un compromis sur le paquet climat-énergie qui valide un triple objectif pour 2020 :
    - réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990,
    - réaliser 20 % d'économies d'énergie,
    - porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale de l'UE (moyenne communautaire). Ce taux devra atteindre 23 % pour la France (contre 10,3 % en 2005).
    Les énergies renouvelables
    (dont les biocarburants) devront atteindre au moins 10 % de la consommation du secteur des transports de chaque Etat membre de l'UE à cette date. Les Etats membres sont tenus de transposer la directive européenne dans leur législation nationale d'ici la fin 2010.

  • A partir de la campagne 2009, les DPU jachère sont transformés en DPU normaux, ils gardent cependant leur ancienne valeur unitaire et pourront se cumuler avec l'aide couplée grandes cultures. De plus, l'obligation de gel des terres disparaît. Cela ne remet pas en cause l'obligation de 3 % de surfaces en couvert environnemental qui reste applicable. Le gel volontaire est toujours possible en respectant certaines règles spécifiques. En 2009 également, la liste des couverts admissibles pour activer les DPU normaux s'allonge, avec l'intégration des cultures permanentes (dont miscanthus, taillis à courte rotation).

  • En janvier 2009, l'Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) a été créée par 75 pays fondateurs, dont la France. Elle a pour mission d'accompagner les pays dans l'augmentation de la part des énergies renouvelables (solaire, biocarburants, éolien, biomasse, géothermie) dans leur production énergétique.

  • En février 2009, le dispositif du plan de performance énergétique (PPE) des exploitations agricoles a été présenté. Il traduit la volonté du gouvernement d'accompagner le changement du modèle énergétique en agriculture et d'augmenter la performance énergétique des exploitations, tout en contribuant à la relance de l'économie française. Ce plan se compose de 3 volets :
    - la réalisation obligatoire d'un diagnostic énergétique de l'exploitation agricole avant tout investissement subventionné,
    - des aides aux investissements pour des dispositifs d'économies d'énergie et de production d'énergies renouvelables à la ferme,
    - des aides aux investissements pour des équipements à enjeu national : bancs d'essai moteur, unités de méthanisation.

  • Les agriculteurs sont de plus en plus sensibles aux évolutions des cours du pétrole et aux exigences environnementales. Dans la région, de nombreuses initiatives sont prises afin de réduire la facture énergétique et améliorer l'autonomie énergétique des exploitations agricoles. Par ailleurs, des projets émergent sur les valorisations non alimentaires des produits agricoles et sur l’utilisation énergétique de la biomasse (mise en place de réseaux d'essais pour des cultures dédiées, mise en œuvre d'une politique bois énergie, expérimentations HVP…).

Sources : AUP, Agreste : cultures industrielles

Le linles légumes

 

Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie
Sophie CHAUVIN
6, rue des Roquemonts - 14053 CAEN Cedex 4 
Tél : 02 31 47 22 47

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