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La population agricole en Normandie |
Une population agricole
encore importante...
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En Basse-Normandie en 2000 (date du dernier recensement agricole), la population agricole familiale des exploitations (ensemble des membres de la famille vivant sur l'exploitation, sans forcément y travailler, ou bien y travaillant
régulièrement) s'élève à 102 300 personnes (soit, à l'époque, 7,2 % de la population bas-normande).
entre les recensements agricoles de 1979 et 2000, la population agricole familiale normande a perdu près de 143 000 personnes. Cette diminution est liée à la disparition d'un certain nombre d'exploitations, aux gains de productivité mais également au départ des agriculteurs retraités. |
Population agricole familiale en Normandie |
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Source : SCEES |
Une concentration de l’activité
En 2007, l'activité agricole représente, en Normandie, 47 900 UTA*, soit 54 % de moins qu'en 1988. En 2007, en Normandie, on compte 53 % d'exploitations agricoles de moins qu'en 1988, la réduction des UTA agricoles s'est donc faite à peu près au même rythme que celle des exploitations normandes. Dans la région, on compte en moyenne 1,3 UTA par exploitation, ce chiffre n'a pas évolué (1,3 UTA en 1988). En 2007, une UTA valorise en moyenne 42 ha de SAU en Basse-Normandie et 52 ha en Haute-Normandie (la moyenne est de 37 ha par UTA pour la France métropolitaine). *UTA : Unité de travail annuel |
La Basse-Normandie est la région française où la proportion d'emplois agricoles (salariés et non salariés) dans l'emploi total régional est la plus élevée. L'agriculture y représente 6,9 % de l'emploi total régional. Ce chiffre n'est que de 2,5 % en Haute-Normandie et de 3,3 % au niveau national. |
Un travail
familial à la baisse
La part du travail familial diminue progressivement : elle est passée de 90 % des UTA en 1988 à 78 % en 2007 mais reste encore prédominante (la majeure partie du travail agricole est encore effectuée par la population familiale, notamment par les chefs d'exploitation ou coexploitants eux-mêmes). Au cours des dernières années, le travail familial s'est recomposé autour des chefs d'exploitation, au détriment des autres catégories d'actifs familiaux (conjoints non coexploitants ou autres actifs familiaux).
En 2007, les chefs d'exploitation et coexploitants fournissent 64 % des UTA régionales (et 82 % des UTA familiales), contre 57 % en 1988. Parallèlement, le statut des autres actifs familiaux a évolué : de nombreux conjoints ou enfants de chefs d'exploitation ont choisi de devenir coexploitants (notamment via les formes sociétaires) ou salariés agricoles.
Cette diminution de l'emploi familial est également compensée par des gains de productivité mais aussi par l'embauche de salariés permanents ou saisonniers. Il est, en outre, fait appel à des CUMA (coopérative d'utilisation de matériel agricole) ou à des ETA (entreprises de travaux agricoles).
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Avec la mécanisation et la diminution du nombre d'exploitations, les salariés permanents ont perdu 20 % de leurs effectifs entre 1988 et 1995. Depuis le début des années 2000, les effectifs des salariés agricoles permanents se stabilisent autour de 10 000 personnes, sur toute la Normandie. Les salariés permanents non familiaux représentent, en 2007, 16,5 % des UTA agricoles, contre 10 % en 1988. |
Part du travail agricole dans les exploitations en Normandie en 2007 (en UTA)
Source : SCEES |
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30 % des chefs d'exploitation
sont des
femmes
Parmi les 44 446 chefs d'exploitation ou coexploitants recensés en 2007 dans la région, 13 042 sont des femmes, soit 30 % des effectifs. Ce taux est plus important en Basse-Normandie (31 %) qu'en Haute-Normandie (25 %). En France, il est de 26 %.
Une population
vieillissante
En 2007, parmi les 44 446 chefs d'exploitation ou coexploitants normands, 55 % ont plus de 50 ans. Par ailleurs, on dénombre 10 280 exploitants de plus de 60 ans, soit 23 % des effectifs, contre 29 % en 1988. Avec le départ à la retraite de ces exploitants issus de la génération du baby-boom, on peut envisager un prochain rajeunissement de cette population.
Un
meilleur niveau de formation
En 1988, seulement un agriculteur sur cinq avait reçu une formation initiale agricole. En 2007, ils sont près de 60 %, tous chefs d'exploitation et coexploitants confondus. Ce taux s'élève à près de 80 % dans les exploitations dites "professionnelles". Les régions de Haute et Basse-Normandie proposent tous types de formations agricoles dans les lycées agricoles, CFA, CFPPA publics, Maisons familiales rurales, établissements privés du CREAP et de l’UNREP, école d'ingénieurs… que ce soit par la voie traditionnelle, l’alternance, l’apprentissage ou la formation pour adultes. Ces formations permettent de préparer à différents métiers en lien avec l'agriculture et le monde rural et notamment d’obtenir les diplômes nécessaires pour bénéficier des aides nationales à l'installation.
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Le nombre d'agriculteurs s'installant chaque année ne permet pas d'assurer le renouvellement des exploitants cessant leur activité. Le contexte économique, l'accroissement des unités déjà en place, ainsi que le transfert de terres agricoles vers le secteur non agricole (essentiellement en Haute-Normandie) peuvent expliquer les difficultés d'installation des jeunes agriculteurs. Parmi les agriculteurs qui s'installent, on distingue les jeunes installés dans le cadre du dispositif national des aides à l'installation et ceux qui n'en bénéficient pas. Des agriculteurs s'installent, avant 40 ans, sans bénéficier des aides nationales (DJA, prêts JA). On peut les estimer à environ 1/3 des installations des personnes de 40 ans et moins. Il faut également ajouter les installations après 40 ans (elles ne peuvent bénéficier des aides nationales). En 2008, le nombre d'installations aidées fléchit légèrement par rapport à 2007 mais reste à un niveau supérieur à celui observé sur la période 2002-2006. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène : effet démographique du "papy boom" qui permet de rendre disponibles davantage d'exploitations, contexte économique globalement plus favorable où les cours des productions ont été orientés à la hausse, attractivité du métier conjugué à de nouvelles attentes de la part des candidats à l'installation...
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Nombre d'installations aidées par département
| Calvados | Manche | Orne | Eure | Seine-Maritime | Total | |
| 2000 | 99 | 171 | 115 | 52 | 94 | 531 |
| 2001 | 66 | 147 | 88 | 56 | 79 | 436 |
| 2002 | 77 | 111 | 85 | 48 | 78 | 399 |
| 2003 | 54 | 112 | 96 | 39 | 69 | 370 |
| 2004 | 52 | 125 | 91 | 47 | 83 | 398 |
| 2005 | 69 | 156 | 83 | 43 | 68 | 419 |
| 2006 | 73 | 117 | 66 | 46 | 74 | 376 |
| 2007 | 90 | 142 | 96 | 39 | 75 | 442 |
| 2008 | 81 | 146 | 92 | 43 | 71 | 433 |
| 2008/2000 | - 18 % | - 15 % | - 20 % | - 17 % | - 24 % | - 18 % |
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Source : Adasea 14, 27, 50, 61, 76 |
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Actualités 2008 et perspectives
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Sources statistiques : ADASEA : installations aidées - SCEES : recensement de l'agriculture et enquêtes Structure - INSEE : emploi agricole et emploi total régional
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Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie |
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