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Le verger cidricole normand produit chaque année entre 300 et 350 000 tonnes de pommes à cidre, dont une part seulement sera transformée par les industriels. Une autre partie des fruits est destinée à la production
familiale de cidre autoconsommée ou encore utilisée pour la transformation
artisanale ou fermière. Le reste est abandonné aux animaux dans les vergers. Depuis plusieurs années, les quantités de fruits à cidre destinés à l'industrie française se sont stabilisées autour de 225 000 tonnes, en moyenne
annuelle, alors que la production de pommes à cidre, en France, est d'environ 500 à 600 000 tonnes. |
Prévisions de
production de |
Deux vergers de pommiers
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Le verger cidricole normand
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Le verger de poiriers
Le verger normand comptait 324 000 poiriers en 2003 contre 527 000 en 1990. Cette forte diminution de la population de poiriers résulte du vieillissement des arbres et de la tempête de 1999, ainsi que de l'absence de renouvellement. Présents sur l'ensemble de la Normandie, les poiriers sont surtout implantés dans le Domfrontais (60 % des arbres) et dans le Pays d'Auge – Lieuvin (29 % des arbres). Les dernières années sont marquées par un fort courant de replantation, ce qui laisse augurer un début de stabilisation du verger normand de poiriers. Depuis 2002, le poiré Domfront bénéficie d'une AOC.
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Cidre : la consommation se
stabilise
Avec moins de 2 litres par an et par habitant (soit l'équivalent de 5 litres par an et par foyer), la consommation du cidre en France arrive loin derrière le vin, la bière, les boissons rafraîchissantes sans alcool et l'eau. Le marché du cidre reste très saisonnalisé. En dehors du 1er trimestre (Epiphanie, Chandeleur, Mardi gras) et de la saison estivale, les ventes en grandes surfaces ont du mal à se développer. Outre cette forte saisonnalité, la consommation de cidre est caractérisée par de grandes disparités régionales, les premières régions de consommation étant celles de production : Normandie et Bretagne, notamment en milieu rural. Autre frein : la démographie. Faute de renouvellement des consommateurs, on observe une tendance au vieillissement du cœur de la clientèle. L'autoconsommation, difficilement chiffrable, reste importante dans les régions de production.Après plusieurs tentatives de modernisation peu fructueuses (ciders aromatisés, conditionnement en boîtes métalliques, petits formats), les opérateurs régionaux et nationaux ont préféré renouer avec les origines et se tourner vers des valeurs plus sûres : cidres régionaux, AOC, bio ou Label Rouge se multiplient afin de conquérir de nouveaux adeptes et créer d'autres occasions de consommation. Plus récemment, de nouvelles tentatives de diversification de l'offre, avec des produits plus modernes, ont fait leur apparition dans l'espoir de rajeunir la clientèle et susciter de nouveaux moments de consommation, notamment dans les lieux festifs. De plus, l'interprofession et les transformateurs ont multiplié les campagnes de communication, d'animation dans les points de vente ainsi que les offres publipro-motionnelles afin de promouvoir le cidre auprès de nouveaux consommateurs potentiels.
Les volumes vendus en grandes surfaces s'éloignent de la barre symbolique des 60 millions de litres écoulés. Entre février 2008 et février 2009, il s'est vendu 51,4 millions de litres de cidre en grandes surfaces, générant un chiffre d’affaires de 98 millions d'euros dans ces points de vente. Le marché du cidre en GMS perd des volumes, malgré les opérations de communication de l'interprofession cidricole pour promouvoir les produits de la filière. La baisse de la consommation observée sur 2008 serait liée à plusieurs phénomènes : mauvaises conditions météorologiques estivales, hausse des prix, baisse du pouvoir d'achat…
Une tradition : le Calvados
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Sous le nom de Calvados se trouvent en fait 3 Appellations d'Origine Contrôlée. Le Calvados (appellation réglementée en 1942, devenue AOC en 1984) est obtenu par distillation du cidre (il faut 14 litres de cidre à 5 % d’alcool pour obtenir, après distillation dans un alambic, un litre de Calvados qui titre 70 % d’alcool). Deux autres AOC, avec un cahier des charges spécifique, ont été accordées : le Calvados Pays d'Auge (alcool produit dans la zone géographique du Pays d'Auge, issu d'une double distillation dite "à repasse") et le Calvados Domfrontais (qui nécessite au moins 30 % de poires à Poiré dans son élaboration). Les Calvados peuvent être classés par "compte d'âge".
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Commercialisation et exportation
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Le Calvados est élevé en fût de chêne, ce qui lui permet d'acquérir de la rondeur, de la complexité aromatique et sa couleur. Celle-ci est due aux tanins du bois, elle varie du jaune pâle jusqu'au rouge acajou ou ambré selon l'âge du fût et la durée de l'élevage. Une fois en bouteille, le Calvados n'évolue pratiquement plus.
Comme l'ensemble des eaux de vie de fruits, le Calvados souffre d'une désaffection des consommateurs. Aussi, les fabrications de Calvados sont passées de 29 000 hl par an, en moyenne, sur la période 1990-1995, à 19 200 hl par an, en moyenne, au cours des cinq dernières campagnes.
En 2007, les quantités commercialisées sont de l'ordre de 18 525 hl. La moitié du Calvados est exportée. Suite à l'effet "an 2000" qui avait entraîné une augmentation des débouchés, les ventes de Calvados ont plutôt tendance à régresser, tant sur le marché intérieur qu'à l'export.
Un autre débouché : le Pommeau
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Production de |
Apéritif régional essentiellement consommé dans les zones de production, notamment en Normandie, le Pommeau est élaboré à
partir de moût de pommes à cidre et de Calvados. Le Pommeau de Normandie (AOC obtenue en 1991) est produit dans l'aire d'appellation du Calvados. Il est élevé au moins 14 mois en fût de chêne et titre entre 16 et 18° d'alcool. Depuis quelques années, les producteurs mènent régulièrement une
campagne de communication afin de faire connaître ce produit en Normandie mais également en dehors de la région. A l'export, ce produit n'est pas proposé comme un apéritif mais plutôt comme un "vin" de
dessert ou une boisson déconnectée du repas.
En 2007, 4 966 hl de Pommeau de Normandie ont été agréés AOC, soit 18 % de moins qu'au cours de la campagne précédente. |
Des nouvelles des entreprises en
2008
1 000 ha de vergers supplémentaires pour Agrial
La coopérative Agrial a pour projet de planter près de 1 000 ha de verger,
dont l'essentiel sera réalisé dans les 2 prochaines années. L'objectif
est de renouveler le verger cidricole vieillissant et répondre aux besoins
de la branche boisson de la coopérative.
Agriculteur normand, 3 avril et 25 décembre 2008
La France agricole, 25 avril et 4 juillet 2008
Journal Agrial, n° 32, avril 2008
La coopérative Val de Vire ferme la cidrerie Volcler
Bâtiments vétustes, manque de capacité de stockage et outil
surcapacitaire sont les raisons qui ont poussé Val de Vire à fermer le
site du Prieuré à Mayenne (53). Le transfert d'activité de l'ancienne
cidrerie Volcler se fera vers le site Condé sur Vire (50). Par ailleurs, la
filiale de la coopérative Elle et Vire s'organise désormais en deux
divisions distinctes : Val de Vire Boissons pour la partie cidre et jus de
pomme et Val de Vire Bioactives pour la valorisation des co-produits du
cidre.
Rayon Boissons, n° 163, mai 2008 et n°164,
juin 2008
La Presse de la Manche, 3 juin 2008
Agriculteur normand, 19 juin 2008
Pomme à cidre, n°19, juillet 2008
Oh Lala, une nouvelle gamme de jus de fruit pétillants
C'est à l'occasion du SIAL 2008 que la coopérative Val de Vire a
présenté son nouveau produit : "Oh Lala !". Ce jus de fruit
pétillant et transparent, sans sucre ajouté, sans conservateur ni additif
chimique et sans alcool se décline en 5 arômes : ananas-coco, pomme
granny, pastèque, menthe-citron-gingembre, cerise gourmande. Ce produit
sera dans un premier temps spécialement destiné à l'export. Par ailleurs,
depuis 2004, la coopérative est engagée dans la démarche Agricofiance qui
couvre l'ensemble de la chaîne de production. En 2009, elle souhaite
expliquer cet engagement aux consommateurs via une communication
pédagogique sur les différentes bouteilles de cidre.
Presse de la Manche, 26 octobre 2008
LSA, n° 2065, 6 novembre 2008
Communiqué Val de Vire, février 2009
Viard remet le cidre nouveau au goût du jour
La Cidrerie Viard (Guéron,14) a fêté, début novembre 2008,
l'arrivée du cidre nouveau. Autrefois courante, cette version
"primeur" du cidre est depuis tombée en désuétude. Entre jus de
pomme et cidre, l'appellation "nouveau" ne titre que 2° d'alcool
au lieu de 4,5°. Cette année, la boisson était accompagnée d'un pain au
cidre de Bayeux.
Agriculteur normand, 13 novembre 2008
Le Calvados Père Magloire à la conquête du marché
russe
La société Debrise Dulac (Pont L'Evêque, 14) réalise 50 % de son
chiffre d'affaires global à l'export, dans une cinquantaine de pays. Elle
s'ouvre aujourd'hui à de nouvelles opportunités en partant à la conquête
du marché russe où la marque "Père Magloire" est leader de sa
catégorie avec près de 50 % de parts de marché. L'entreprise ne compte
pas s'arrêter là et pourrait prochainement se lancer en Inde et en Corée.
Rayon Boissons, n° 168, novembre 2008
Calvados stratégie, 27 janvier 2009
Val de Vire communique Agri Confiance®
Agri Confiance® est une démarche de management qualité de la
production agricole dans le respect de l'environnement. Le dispositif couvre
l'ensemble du processus de production, du champ au produit fini. Engagée
dans cette démarche depuis 2004, la coopérative Val de Vire signe, depuis
mars 2009, les bouteilles de son produit phare, le cidre Mont Saint Michel,
avec le logo Agriconfiance®. Les engagements de la coopérative seront
véhiculés auprès des consommateurs : le respect de l'environnement, la
qualité et la sécurité alimentaire, la valeur éthique du produit.
Communiqué Val de Vire, février 2008
Agra alimentation, n° 2054, 19 février 2009
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Actualités 2008 et perspectives
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Sources : INAO : productions sous AOC, IDAC : Calvados, Scantrack : ventes de cidre en GMS, Institut français des productions cidricoles : vergers, production de pommes
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Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie |
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