50 % de la production nationale du verger basse-tige



Le verger cidricole normand produit chaque année entre 300 et 350 000 tonnes de pommes à cidre, dont une part seulement sera transformée par les industriels. Une autre partie des fruits est utilisée pour la transformation artisanale ou fermière. Une moindre part est destinée à la production familiale de cidre autoconsommée.
Depuis plusieurs années, les quantités de fruits à cidre destinées à l'industrie française se sont stabilisées autour de 225 à 250 000 tonnes, en moyenne annuelle, alors que la production de pommes à cidre, en France, est d'environ 500 à 600 000 tonnes.
La production fermière française s'est développée et structurée. Elle valorise tous les ans entre 20 et 25 000 tonnes de fruits à cidre. 

De la pomme au cidre



La France est le 1er pays producteur de fruits à cidre au monde. Réalisé à partir de pommes spécifiques, le cidre offre, comme le vin, une déclinaison de saveurs, liée au terroir et aux assemblages des variétés de pommes. Les pommes utilisées pour la fabrication du cidre sont spécifiques et se distinguent des variétés de pommes de table par leur richesse en polyphénols (tanins). Il existe environ 1 000 variétés de pommes à cidre dans le monde. En France, une douzaine de variétés représente 70 % des plantations récoltées. Chaque pommier basse tige peut produire entre 30 et 80 kg de pommes à cidre. Le choix de la variété des pommes dépend du producteur. On note cependant certaines dominances dans les régions françaises. Les pommes sont classées selon leur saveur :

  • Douce, comme Clos Renaux ou Douce Coët Ligné
  • Douce-amère, comme Bisquet ou Douce Moën
  • Amère, comme Marie Ménard ou Frequin Rouge
  • Acidulée, comme Locard Vert ou Petit Jaune ou Judor,
  • Aigre, comme Avrolles.

Il faut au moins quatre mois pour réaliser un cidre, de la récolte à la mise en bouteille, en passant par l'extraction du moût, la clarification et la fermentation. Le cidre bouché se présente obligatoirement en bouteille champenoise, fermée par un bouchon champignon maintenu au moyen d'un muselet. Le cidre peut également être commercialisé en petits conditionnements de 33 ou 25 cl, en bouteille d'un litre ou être servi à la pression.

Quatre variétés de cidre se distinguent :
  • Le cidre doux titre au maximum 3 % d'alcool. Il renferme au moins 48 g/l de sucre et présente un caractère fruité affirmé.
  • Le cidre demi-sec se situe entre le doux et le brut. Sa teneur en sucre se situe entre 12 et 48 g/l de sucre.
  • Le cidre brut est peu sucré (moins de 12 g/l). Il titre en général entre 4 % et 5 % d'alcool.
  • Le cidre traditionnel. Plus sec que le cidre brut, il titre un degré d'alcool supérieur à 4 %. Peu pétillant, il peut présenter un léger trouble résiduel naturel.
     

Deux vergers de pommiers



Le verger traditionnel ou haute- tige (il s'agit souvent d'un pré-planté où les bovins pâturent sous les pommiers) a fortement régressé depuis la fin de la 2e guerre mondiale. Entre 1980 et 2003, le nombre d'arbres a été divisé par trois, passant de 12 millions à un peu moins de 4 millions. Mais celui-ci semble maintenant se stabiliser. Son impact sur le paysage est notoire. Ce verger se maintient essentiellement dans deux zones géographiques : le Pays d'Auge - Lieuvin (443 arbres/100 ha de SAU) et les Bocages normands (Sud Manche et Bocages du Calvados et de l'Orne : 288 arbres/100 ha de SAU). Dans les autres zones de la Normandie, il disparaît progressivement du paysage (moins de 120 arbres/100 ha de SAU).
 
La "production pendante" du verger haute-tige n'est plus le reflet des quantités de fruits susceptibles d'être mises en marché : 45 000 tonnes commercialisées par an en moyenne depuis 2003, pour une production moyenne pendante de 335 000 tonnes sur la même période. Aussi, cette méthode de prévision a été abandonnée.
 
 

Le verger spécialisé, ou verger basse-tige, est apparu à la fin des années 1970, sous l'impulsion des transformateurs. 30 % du verger basse-tige régional sont localisés dans le Calvados en raison d'une forte présence industrielle dans le Pays d'Auge. Il est exploité par un nombre plus restreint de producteurs. La production issue du verger basse-tige est passée à plus de 80 % des approvisionnements des entreprises de transformation. Par ailleurs, la quasi-totalité des surfaces plantées fait l’objet d’un contrat de livraison avec un transformateur industriel, garantissant l'écoulement des fruits et précisant les conditions de prix sur des périodes de 15 à 18 ans. Le reste sert à la transformation fermière. Une partie de la production est exportée en Espagne, dans les provinces du Pays basque et des Asturies. Ce marché existe depuis de nombreuses années mais s’est significativement développé durant la dernière décennie. Il se structure autour des contrats de livraison que les producteurs ont passé avec leur opérateur français ou selon des formes d’organisation individuelles ou collectives mises en place par les arboriculteurs eux-mêmes. D’une année sur l’autre, pour des raisons économiques, ce type de verger prend le pas sur le verger traditionnel, notamment depuis la tempête de décembre 1999 qui a sérieusement endommagé le verger haute-tige. Sa récolte est souvent mécanisée. Les données confirment que depuis 2002, le verger bassetige a atteint son potentiel optimum. La production nationale s'est stabilisée et oscille entre 200 et 250 000 tonnes par an. Les variations observées ont pour origine une alternance plus ou moins marquée dans les différents bassins de production. Avec le vieillissement du verger, un programme de replantation de 1 200 ha a été engagé sur la période 2008-2010, par le plus important opérateur de la filière, afin d'assurer une production stabilisée.

En 2009, la production du verger basse-tige normand était de 109 600 tonnes de fruits à cidre, soit 50 % de la production nationale issue de ce type de verger. Pour 2010, la production du verger normand basse-tige est estimée à 108 950 tonnes de fruits à cidre, soit un peu plus de la moitié de la production nationale.
 

Les cidres normands



Tout comme il existe plusieurs terroirs pour le vin, il est abusif de parler du cidre normand tant il peut être différent d'une zone à l'autre de la région. Mieux vaut évoquer les cidres normands. Pour preuve de cette diversité, une carte des cidres et poirés de Normandie est proposée aux restaurateurs qui veulent en faire la promotion. Des cidres et poirés ont ainsi été caractérisés "Fraicheur", "Corsé", "Douceur", "Saveur", en accord avec les plats qu'ils accompagnent.
Par ailleurs, certains cidres typiques de la région disposent d'un signe d'identification de la qualité et/ou de l'origine :
Cidre de Normandie ou Cidre normand (IGP depuis 2000) ;
Cidre du Pays d'Auge (AOC depuis 1996 et AOP depuis 2008) ;
Cidres des Pays de Haute-Normandie (marque collective déposée en 1994) ;
Cidre du Perche, Cidre Cotentin et Cidre du Pays de Caux, tous trois en démarche de reconnaissance AOP.

Cidre : la consommation recule légèrement



Avec moins de 2 litres par an et par habitant, la consommation du cidre en France arrive loin derrière le vin, la bière, les boissons rafraîchissantes sans alcool et l'eau. Le marché du cidre reste très saisonnalisé. En dehors du 1er trimestre (Epiphanie, Chandeleur, Mardi gras) et de la saison estivale, les ventes en grandes surfaces ont du mal à se développer. Outre cette forte saisonnalité, la consommation de cidre est caractérisée par de grandes disparités régionales, les premières régions de consommation étant celles de production : Normandie et Bretagne, notamment en milieu rural. Autre frein : la démographie. Faute de renouvellement des consommateurs, on observe une tendance au vieillissement du coeur de la clientèle.
Après plusieurs tentatives de modernisation peu fructueuses (ciders aromatisés, conditionnement en boîtes métalliques, petits formats), les opérateurs régionaux et nationaux ont préféré renouer avec les origines et se tourner vers des valeurs plus sûres : cidres régionaux ou bio se multiplient afin de conquérir de nouveaux adeptes et créer d'autres occasions de consommation. Plus récemment, de nouvelles tentatives de diversification de l'offre, avec des produits plus modernes, ont fait leur apparition dans l'espoir de rajeunir la clientèle et susciter de nouveaux moments de consommation, notamment dans les lieux festifs. Citons par exemple le lancement du cidre d’automne depuis octobre 2009, opération qui sera reconduite les prochaines années. De plus, l'interprofession et les transformateurs ont multiplié les campagnes de communication et d'animation afin de promouvoir le cidre auprès de nouveaux consommateurs potentiels.
  
Les volumes vendus en grandes surfaces s'éloignent de la barre symbolique des 60 millions de litres écoulés. En 2010, il s'est vendu 57,4 millions de litres de cidre en grandes surfaces (hypermarchés, supermarchés et hard discount), générant un chiffre d’affaires de 111,8 millions d'euros dans ces points de vente. Ces chiffres traduisent un recul de 5,1 % en volume et de 2,4 % en valeur par rapport à 2009.
Le marché du cidre se valorise, le prix moyen poursuit sa progression. Des packagings plus qualitatifs, des cuvées haut de gamme voient le jour. Les ventes de cidre bio en grandes surfaces se développent mais restent encore limitées, faute de pommes à cidre bio en quantités suffisantes pour le moment. Le marché du cidre en GMS perd des volumes, malgré les opérations de communication de l'interprofession cidricole pour promouvoir les produits de la filière.
 
 

Une tradition : le Calvados



Sous le nom de Calvados se trouvent en fait 3 Appellations d'Origine Contrôlée. Le Calvados (appellation réglementée en 1942, devenue AOC en 1984) est obtenu par distillation du cidre (il faut 14 litres de cidre à 5 % d’alcool pour obtenir, après distillation dans un alambic, un litre de Calvados qui titre 70 % d’alcool). Deux autres AOC, avec un cahier des charges spécifique, ont été accordées : le Calvados Pays d'Auge (alcool produit dans la zone géographique du Pays d'Auge, issu d'une double distillation dite "à repasse") et le Calvados Domfrontais (qui nécessite au moins 30 % de poires à Poiré dans son élaboration). Les Calvados peuvent être classés par "compte d'âge". Les dénominations "Fine", "Trois étoiles" ou "Trois pommes" correspondent à 2 ans et plus ; "Vieux" ou "Réserve" à 3 ans et plus ; "VO" ou "Vieille réserve" à 4 ans et plus ; "VSOP" à 5 ans et plus ; "XO", "Extra", "Napoléon", "Hors d'âge" ou "Age inconnu" à 6 ans minimum. Dans le cas d'assemblages, l'âge du mélange est celui de l'eau-de-vie la plus jeune. La mention d'un millésime correspond à l'année de distillation. Dans ce cas, la totalité de l'eau de vie doit avoir été distillée l'année en question. Le Calvados est élevé en fût de chêne, ce qui lui permet d'acquérir de la rondeur, de la complexité aromatique et sa couleur. Celle-ci est due aux tanins du bois, elle varie du jaune pâle jusqu'au rouge acajou ou ambré selon l'âge du fût et la durée de l'élevage. Une fois en bouteille, le Calvados n'évolue pratiquement plus. Comme l'ensemble des eaux de vie de fruits, le Calvados souffre d'une désaffection des consommateurs. Aussi, les fabrications de Calvados sont passées de 29 000 hl d'alcool pur par an, en moyenne, sur la période 1990-1995, à 20 100 hl par an, en moyenne, au cours des cinq dernières campagnes.
  
En 2010, les quantités commercialisées de Calvados sont de l'ordre de 17 700 hl. La moitié du Calvados est exportée (notamment vers l'Allemagne, la Belgique et la Suisse). Cette même année, on assiste à une forte reprise des exportations, notamment vers les pays asiatiques (Corée du sud, Japon).
  

Un autre débouché : le Pommeau



Apéritif régional essentiellement consommé dans les zones de production, notamment en Normandie, le Pommeau est élaboré à partir de moût de pommes à cidre et de Calvados. Le Pommeau de Normandie (AOC obtenue en 1991) est produit dans l'aire d'appellation du Calvados. Il est élevé au moins 14 mois en fût de chêne et titre entre 16 et 18 % d'alcool. Depuis quelques années, les producteurs mènent régulièrement une campagne de communication afin de faire connaître ce produit en Normandie mais également en dehors de la région. A l'export, ce produit n'est pas proposé comme un apéritif mais plutôt comme un "vin" de dessert ou une boisson déconnectée du repas.
 

Le jus de pomme, 2e jus consommé en France



Le jus de pomme est fabriqué à partir de pommes à jus. Les pommes sont lavées, broyées puis pressées. Le jus obtenu est filtré puis pasteurisé afin de pouvoir être conservé. Le segment des jus de fruits ambiants reste largement dominant (92 % des volumes), devant les jus réfrigérés. Le jus d'orange reste en tête des ventes (49,5 % des volumes consommés, tous circuits confondus). En 2e position, la pomme poursuit son développement (9,5 % des volumes). Les jus multifruits multivitaminés occupent la 3e position, devant le jus d'ananas, de pamplemousse puis de raisin.

En 2010, en France, le marché des jus de fruits et nectars s'élève à 1,65 milliard de litres commercialisés (comme en 2009).
 
 

Le verger de poiriers



Le verger normand comptait 324 000 poiriers haute tige en 2003 contre 527 000 en 1990. Cette forte diminution de la population de poiriers résulte du vieillissement des arbres et de la tempête de 1999, ainsi que de l'absence de renouvellement. Présents sur l'ensemble de la Normandie, les poiriers sont surtout implantés dans le Domfrontais (60 % des arbres) et dans le Pays d'Auge - Lieuvin (29 % des arbres). Suite à la tempête de décembre 1999, le début des années 2000 a été marqué par un fort courant de replantation, ce qui laisse augurer un début de stabilisation du verger normand de poiriers. Le poiré est une boisson traditionnelle fruitée et pétillante de couleur jaune dorée, élaborée exclusivement à partir de la fermentation de jus de poires. Depuis 2002, le poiré Domfront bénéficie d'une AOC, la variété Plant de Blanc entre à 40 % minimum dans son élaboration.
  

Des nouvelles des entreprises en 2010-2011


  • Inauguration de la cidrerie du Perche
    Créée il y a 20 ans, la cidrerie traditionnelle du Perche a inauguré ses nouveaux locaux au cours de l'été 2010. La nouvelle installation regroupe verger, bâtiment de production cidricole, bâtiment de commercialisation, le tout selon des normes Haute Qualité Environnementale. La cidrerie reçoit 8 000 visiteurs par an, à l'occasion de diverses rencontres culturelles et de découverte.
    Orne développement.com ;
    Ouest France, 13 juillet 2010
     
  • TJP Bioactives s'implante à Vire
    Suite à la cessation d'activité, fin avril 2010, de Val de Vire Bioactives, l'entreprise TJP Bioactives s'est implantée à Vire, dans le Calvados. Spécialisée dans la valorisation des coproduits issus du marc de pomme (vitamines, polyphénols, oligo- éléments…), elle poursuit les travaux de recherche initiés par Val de Vire Bioactives. L'entreprise vise à multiplier ses débouchés dans les domaines de la cosmétique et de la pharmacie. Une dizaine d'emplois pourrait être créée dans les deux prochaines années.
    Calvados stratégie, 6 décembre 2010 ; Ouest France, 22 décembre 2010
     
  • La branche boisson d'Agrial à la reconquête du marché du cidre
    La branche boissons de la coopérative Agrial qui détient notamment les marques de cidre Loïc Raison, Ecusson, Dujardin, Kérisac… va intensifier son programme de communication (campagne d'affichage régionale et nationale, plan presse) pour développer la consommation du cidre. Parallèlement, les cidres Ecusson et Loïc Raison bénéficient d'un nouvel habillage, plus moderne et haut de gamme ainsi que de nouveaux conditionnements (petits formats individuels). L'objectif est d'augmenter la fréquence de consommation, encore très occasionnelle du cidre.
    Journal Agrial, n° 44, avril 2011, n° 45, juillet 2011 ;
    Rayon Boissons, n° 195, avril 2011
     
  • La cidrerie Dujardin élargit sa gamme
    Implantée à Cahagnes (14), la cidrerie Dujardin (propriété de la coopérative Agrial) produit essentiellement du cidre traditionnel non pasteurisé. Elle élargit sa gamme en proposant deux cidres de cru : un cidre bouché doux 100 % Muscadet de Dieppe et un cidre brut issu de la variété de pommes Antoinette. A cela, s'ajoutent un poiré et un cidre bio Dujardin.
    Rayon Boissons, n° 197, juin 2011
     

Actualités 2010-2011

  • La récolte 2010 est à la baisse. La récolte nationale de fruits à cidre (verger basse-tige) est estimée à 205 300 tonnes pour 2010, contre 220 700 tonnes récoltées en 2009. Les variations observées ont pour origine une alternance plus ou moins marquée dans les différents bassins de production et des conditions climatiques plutôt défavorables.
     
  • La filière a pris l'initiative de lancer un label "100 % pommes de France" afin de défendre et promouvoir la filière jus de pomme auprès des consommateurs français. A l'heure actuelle, on estime que plus de 70 % des jus de pommes vendus en France proviennent de l'étranger. Les premiers produits estampillés de ce label devraient faire leur apparition dans les magasins au cours de l'année 2011.
     
  • Le plan de rénovation / restructuration du verger cidricole français se poursuit. Ce plan prévoit une aide à la plantation accompagnée d'un engagement d'arrachage pour une surface équivalente ou une aide à la plantation nette avec des variétés éligibles. Le contingent pour la campagne 2010-2011 est de 125 ha. L'objectif est de favoriser et d'accélérer l'évolution variétale nécessaire pour adapter la production aux besoins qualitatifs et quantitatifs d'une filière qui s'oriente vers les signes de qualité.
     
  • Le Conseil Général de l'Orne accorde une prime de 800 €/ha pour toute plantation de verger de pommes à cidre. Cette aide s'ajoute à l'incitation nationale prévue par le plan de rénovation du verger cidricole. Ce dispositif vise à conforter le département parmi les leaders de cette production et à favoriser la plantation de variétés qui répondent aux besoins qualitatifs de la filière.
     
  • Procédure de reconnaissance des cidres AOC Cotentin, Pays de Caux, Perche. Après la visite de la commission d’enquête de l’INAO en décembre 2009 qui a rendu un avis favorable, ces trois projets d’AOC continuent dans leur démarche. L’obtention de ces nouveaux signes de qualité permettra d’élargir la gamme existante et de redynamiser ce segment du marché.
     
  • La 8e édition du Concours de la Saint Jean des cidres s'est déroulée le 20 juin 2011 à Pennedepie (14). Elle a permis de récompenser 70 cidres, poirés, jus de pommes et jus de poires représentant l’excellence de la production cidricole normande. Palmarès disponible sur : www.normandie.chambagri.fr. La prochaine édition se déroulera le 18 juin 2012.
      
  • Nouvel élan pour la promotion de la filière cidricole normande : l’ARDEC, association qui met en oeuvre des actions de promotion pour la filière cidricole basnormande, a entrepris et réalisé une importante mutation en 2011. Elle change de nom et adopte le slogan "Normandie Coin Pomme", elle élargit sa représentation à toute la Normandie, ainsi qu’à des structures du secteur de la distribution, de la restauration, du tourisme et met en oeuvre sur la période 2011-2014 un nouveau plan de promotion et de communication ambitieux. L’objectif et de rendre les produits cidricoles incontournables et véritablement emblématiques de la Normandie, avec comme point de mire important l’année 2014 qui verra de nombreux évènements marquants pour la région (Jeux équestres mondiaux en Basse-Normandie, fin des travaux du Mont Saint-Michel…). Parmi les prochaines actions, on peut retenir la formation des futurs sommeliers, la charte des boissons officielles de la Normandie, la conception d’un kit de promotion, la Fête du Cidre d’Automne, le Concours de la Saint-Jean, le concours Traiteurs de Normandie, la réalisation d’un dossier de presse de la filière cidricole normande…
     
  • Observatoire cidricole de Normandie. Piloté par le Comité cidricole normand (CCN de la Chambre régionale d’agriculture de Normandie), associant responsables professionnels et techniciens de la filière, l’observatoire économique cidricole a pour objectifs de :
    - disposer d’une approche économique précise et analytique des prix de revient des produits (pour les pommes à cidre, le cidre fermier, le Pommeau et le Calvados) et, depuis 2010, des coûts de plantation de vergers basse-tige récemment implantés,
    - suivre l’évolution dans le temps des coûts de production et des marges selon les systèmes de production rencontrés dans la région,
    - apporter à chaque producteur participant un outil d’aide à la décision (pour adapter sa stratégie d’entreprise),
    - permettre à la filière de définir des pistes de travail (indicateurs, stratégies collectives au plan local, régional voire national).
    L’observatoire cidricole a mobilisé l’an passé une trentaine d’entreprises agricoles dont plusieurs en système de production biologique. Au-delà de la Normandie, le projet s’est étendu à la région Pays de Loire en partenariat avec l’APPCM, avec à son actif une méthode d’analyse des coûts de production développée avec les producteurs et plusieurs années de collecte de données sur la production et la transformation des pommes à cidre. La Chambre régionale d'agriculture de Normandie a diffusé les premiers résultats de l’observatoire : article dans le bulletin "Chamb’Agri +" de la Chambre d’agriculture du Calvados, réunions professionnelles (ACN, UNICID…). Ce travail se poursuit en 2011 et 2012 avec notamment le projet de développement d’un outil web par la Chambre régionale d’agriculture de Normandie, à destination des producteurs.
     
  • La Chambre régionale d’agriculture de Normandie a par ailleurs ouvert un site dédié à la réglementation des produits cidricoles. Cet outil, développé avec l’appui des partenaires et administrations en charge de ces aspects règlementaires (DGCCRF, Direction des Douanes , INAO…), est accessible sur : www.lareglementationcidricole.com
     
  • La Chambre régionale d’agriculture de Normandie est l’un des partenaires les plus impliqués dans le programme de recherche national "Verger de demain" : conception, évaluation et diffusion de systèmes de production à haute performance environnementale et économiquement viables mis en oeuvre et coordonné par l’IFPC. Le dispositif d’étude repose sur la comparaison d’unités culturales conduites dans un cadre réel de production chez des arboriculteurs. Dans chaque site ainsi dédié, il s’agit d’évaluer un système dit "ECO" à faibles intrants, combinant plusieurs itinéraires techniques alternatifs innovants, par rapport à un système référent dit "PROD" en phase avec le cahier de charges actuel de production raisonnée mis en place au niveau professionnel. 4 des 9 parcelles du réseau de parcelles expérimentales sont situées en Normandie et suivies par la Chambre régionale d’agriculture. Les 1res plantations ont été réalisées durant l’hiver 2009/2010, les dernières le seront l’hiver 2011/2012. Ce programme compte parmi les 9 projets déclarés lauréat, au cours de cet été, de l’appel à projet CASDAR "Recherche Finalisée et d’Innovation".
     
  • Le programme de recherche "cidre bio" piloté par la Chambre d’agriculture de Normandie, initié en 2007 avec l'IFPC (Institut français des productions cidricole) et plusieurs partenaires techniques régionaux se poursuit. Les essais portent sur l'étude de solutions aux principaux problèmes et freins techniques se posant dans la conduite en vergers cidricoles bio : l'éclaircissage, la maîtrise sanitaire du verger par des techniques innovantes (tavelure, hoplocampe, pucerons), l'entretien du pied des arbres sans désherbant et la fertilisation azotée organique. Une communication affichée concernant les 1ers résultats obtenus sur la thématique de l’entretien de la ligne de plantation a été faite à Lille en mars 2011, à l’occasion de la 4e conférence internationale sur les méthodes alternatives en protection des cultures. Des journées techniques réunissant producteurs bio et conventionnels de pommes à cidre sont organisées tous les ans afin de faire le point sur les résultats des essais et de créer des échanges entre producteurs. La production de pommes à cidre en agriculture biologique s'est fortement développée en Normandie depuis 2008 ; elle dépasse les 1 000 ha à la fin 2010, ce qui correspond à un doublement des surfaces en 2 ans.
     
  • La Chambre régionale d’agriculture de Normandie a été à l’initiative d’un projet de recherche dont la perspective, à terme, est la redynamisation de la consommation du cidre en France par une meilleure adéquation de l’offre et de la demande. Ce projet, déposé en 2007 dans le cadre de l’appel à projets de développement agricole et rural, d’innovation et de partenariat du Ministère de l’agriculture et de la pêche, a réuni de nombreux acteurs de la recherche et du développement : IFPC, INRA URC de Rennes, INRA de Dijon, ADRIA Normandie, ESA Angers, ARAC, Laboratoire Départemental Frank Duncombe – CG 14 ; ainsi que les oenologues conseil du Grand Ouest (Chambre d’agriculture des Côtes d’Armor, CIDREF, SPCFHN) et les responsables qualité des principales entreprises du Grand Ouest.
    Le programme est découpé en 3 actions majeures : comprendre les attentes des consommateurs à travers une démarche de cartographie des préférences, étudier les conditions d’élaboration des cidres vis-à-vis de certaines caractéristiques sensorielles par des expérimentations et enfin une diffusion des résultats au travers d’un colloque, de fiches techniques et de publications. Point d’orgue de ce travail, le colloque du 18 mars 2011 organisé à Caen a rassemblé toute la profession autour des exposés des principales conclusions de cette longue étude et de débats intéressants autour de l’avenir du cidre en France. Des fiches techniques permettant aux élaborateurs de mieux orienter la fabrication de leurs cidres en fonction des attentes de leurs consommateurs ont été réalisées et communiquées à toute la profession. Plus d'informations sur le site : http://www.normandie. chambagri.fr/cidre.asp
     
  • Fusion UNPAC – ACBN : le 16 décembre 2010, le regroupement de l'UNPAC et de l'ACBN a donné naissance à l'Association cidricole normande (ACN) qui rassemble des producteurs et transformateurs de fruits à cidre, avec 3 missions : - commerciale : organisation de commandes groupées et vente au détail en magasin d'articles cidricoles (bouchons, bouteilles, cartons, coffrets, cire, jupes, alcoomètres, matériel de promotion...), - technique : développement de la technique (arboriculture et oenologie) via la CRAN auprès de ses adhérents et animation technique. Rôle important auprès des organismes techniques de la filière, - syndicale : défense des adhérents.
     

Estimation de production du verger basse-tige en 2010




La filière en Basse-Normandie


La Basse-Normandie est la 1re région française pour la production de pommes à cidre (1/3 de la récolte nationale issue du verger basse-tige). Plusieurs zones concentrent un grand nombre de pommiers comme le Pays d'Auge et les régions du bocage bas-normand. Les poiriers pour la production du poiré sont essentiellement localisés dans le Domfrontais. La région compte 6 AOC cidricoles, d'autres sont en projet ou en cours d'instruction (Cidre Cotentin, cidre du Perche). A côté des industriels qui vendent principalement en grandes surfaces, de nombreux transformateurs fermiers ou artisanaux proposent leurs produits, notamment en vente directe ou via la restauration.




Démarches qualité

  • 6 AOC cidricoles normandes :
    Calvados,
    Calvados Pays d'Auge,
    Calvados Domfrontais,
    Cidre Pays d'Auge (+ AOP),
    Poiré Domfront (+ AOP),
    Pommeau de Normandie.
     
  • D’autres AOC/AOP sont en projet ou en cours d'instruction :
    Cidre Cotentin,
    Cidre du Pays de Caux,
    Cidre du Perche.
     
  • IGP :
    Cidre de Normandie ou Cidre normand.
     
  • Cidre, poiré et jus de pomme biologiques.
     
  • Marque collective :
    Gourmandie,
    cidres des pays de Haute-Normandie. 
     
     





Sources :
Chambre régionale d'agriculture de Normandie, service vergers et produits cidricoles
INAO : productions sous AOC
IDAC : Calvados
France Agri Mer Infos, n° 172, février 2011 : les ventes de cidre dans la grande distribution
Institut français des productions cidricoles : vergers, production de pommes
UNICID

Cheval, les chiffres clés  Edition 2011 24/11/2011

Bocage, haies et bois, les chiffres clés - édition 2011  Le premier linéaire de haie de France se trouve dans la Manche. Les haies représentent 20 % du bois sur pied en Basse Normandie.  



Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie

Sophie CHAUVIN
6, rue des Roquemonts 
14053 CAEN Cedex 4 
Tél : 02 31 47 22 47